00h26

Publié le par Anonyme


Il fait jour. A la fenêtre, penchée, et le sol tremble, les herbes brûlent, doucement, tendrement. L'arbre s'est vidé de sa force, il laisse ses branches pendre, ses racines creuser la terre, le retirer un peu plus à l'étreinte du ciel. Blanc. Blanc. Je le devine bleu quelque part. Bleu et tomber lentement dans toute l'eau de l'horizon. Un souffle froid.
Au milieu de la nuit, c'est comme s'il y avait quelque chose d'absurde. Quelque chose d'étrange.
La ville endormie. La ville à demi renversée, si bien que le ciel devient le sol, que la terre devient l'espace. Le vide.
Je ne saurais dire ce qui existe ce soir. Je ne saurais expliquer pourquoi je suis là. Mais je sais que je pourrais ne pas l'être. Que le monde aussi pourrait disparaître.
Des pas se font entendre. J'imagine qu'il fait meilleur à l'étage au-dessus.

Publié dans Aujourd'hui

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michel, à franquevaux. 11/01/2010 19:23


Tout est joué dans l'escalier.


http://www.haikusdupoeteenrage.over-blog.fr 11/01/2010 17:12


La nuit toute vie s'arrête ou à l'inverse


Anonyme 11/01/2010 21:50


Oui la nuit du rêve de l'étrange la nuit c'est un peu de tout ce qui se garde au fond de soi.