La tristesse nécessaire ?

Publié le par Anonyme



Sous la pluie d'une ville

Les pleurs opaques


Une douleur innomable

Dérive sur les flots

D'une rue déserte


                Une larme qui ne prend plus le temps

                De me livrer l'image du monde


Une larme qui se pose
Sur les branches d'un arbre

Sans feuillages

Il a perdu
                    son éternité

                                                                                A moi de tendre les bras vers le ciel.






Publié dans Poèmes

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Viviane 23/11/2009 09:28


Il est si vrai que souvent nous sommes enfermés dans une larme
et que telle ces toiles de l'époque Hollandaise
elle nous renvoie le monde et nous même en un seul mouvement...


Anonyme 24/11/2009 17:30


Certaines larmes ont ce pouvoir étrange, d'autres sont opaques, nous enferment en nous-mêmes, et le monde réel n'est plus que le monde intérieur, déconstruit par la tristesse.


marlou 22/11/2009 22:04


J'aime cette " larme qui ne prend plus le temps de me livrer l'image du monde"
Magnifique !


Anonyme 24/11/2009 17:33


Parfois elle délivre de l'image du monde, parfois elle nous révèle le monde, parfois elle est creuse, silencieuse, et nécessaire.


lutin 22/11/2009 20:45


Trés doux jusqu'à la larme sur la branche, la sève descend jusqu'à la racine, elle ne nourrit plus et l'on marche dessus.


Anonyme 24/11/2009 17:32


Une larme comme un oiseau sur un arbre mort, ses efforts sont vains, sans la vie de l'arbre, son chant s'éteint, disparaît. Toujours quelque chose de triste, quelque part, dans un réel plus tout à
fait réel.