...

Je parcourais la ville de nuit, très tard ; j'aimais frôler au passage ces silhouettes imperceptiblement trop rapides ou trop lentes, que le jour pour un moment mécanise et que la nuit avancée, comme une fin de course impitoyable, égrène au long des rues dans leur nudité tragique de grand fauve ou de bête boiteuse.
Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes

Au jour le jour

Le travail fait que j'ai moins le temps de publier, mais j'ai plaisir à le faire, je vais donc continuer dès que possible.

La beauté chaque jour


Marcher la nuit dans les rues de la ville.
Marcher dans les chemins de campagne qui entourent la ville.
Il y a toujours quelque chose, quelque part, juste autour de la solitude, qui se laisse vivre avec soi.


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  • : Anonyme
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  • : Femme
  • : Moi : "Confus et aphasique" ; le reste du temps, ce n'est plus moi.

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Samedi 7 novembre 2009


Tu voles la fierté sombre
De ces routes me dépasse et t'habille


Tu voles

Dans l'eau claire du ciel

Et le rayon de ton chemin

Obscurcit la mer dont l'écume

A la forme de tes mains


Mais j'ai perdu la vue

Et je souffre d'être tout à fait réelle

Et je vacille plus encore

Que sur le navire de la nostalgie

Qui vogue sur l'amertume



Par Anonyme - Publié dans : Poèmes - Communauté : Poé-vie
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