Désespérante nudité

Publié le par Anonyme


Le fond du verre
Gris de perle
Ronde nacre

Le bout d'une rue
Arrondie par les bruits
De la mare gisante

Le soleil qui tombe

La pluie

Le souvenir d'un avion la veille
Et du rayon de son passage

Mais aujourd'hui
Le sillage qui fondait les nuages dans le ciel
A fissuré l'écorce vivante, cassé le tronc
Et le monde sans fondations
Lâche insensiblement le toit
Des villes et se libère de son ordre

Chaos de couleurs

La tête pleine de bourrasques

Et tout s'entend
Tout se voit

Je suis nue aux yeux des autres

J'ai perdu le contrôle

J'ai perdu quelque chose

Le secret

Du mal
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Publié dans Aujourd'hui

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C
<br /> Comme les tiens le sont toujours !<br /> Tu constateras que j'en ai fait double usage.<br /> <br /> Merci triple !<br /> <br /> <br />
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C
<br /> Le monde abandonne<br /> Plus une maison ne tient<br /> Les villes oublient<br /> La mer vomit tout son sel<br /> Et je ferme les yeux<br /> <br /> Le Soleil grince au ciel râpeux<br /> Dans l'air lépreux ton nom se coince<br /> Absence me racle le dos<br /> Dis, reviendras-tu ?<br /> <br /> <br />
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A
<br /> L'absence construit le fantastique du monde, n'est-ce pas ? Quelque chose cloche, il manque une présence qui fait qu'une inquiétude nous berce même quand nous ne songeons plus à l'être absent.<br /> L'absence va au-delà de l'absent, malheureusement.<br /> Merci pour ce commentaire très poétique !<br /> <br /> <br />