"L'édifice immense du souvenir"
Tableau en trois temps
Les couleurs chargent
Les cimes des arbres
D'une douleur étrange
Rougeur, pourpre
Eclat déclinant de l'hiver
Sans un seul flocon de neige
Scintillants morceaux
De l'âme en douceur :
"Je regarde la brise
Agiter les feuilles
Je pleure, cela m'est égal."
Regard dérivant au gré de l'écho
Que les murs fantômes ont établi
Basculant d'un choc à l'autre
Jusqu'à l'espace de ta main
Mon regard sineux
Suivi par la curiosité
De tes yeux
Se repose au creux de ta paume
Et soupire ou ronronne
Sous la caresse de l'espace
Qui suspend notre amour
Aux angles d'une pièce
Privée de nos désirs.
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