"L'homme inachevé"

Publié le par Anonyme



J'ai tous les droits sur ton corps
J'ai le pouvoir d'inquiéter le désir fidèle
De rendre au sommeil son cours sans rêves
Je décide de la rougeur ou de la cendre
Je règne sur la respiration et toute ma vie s'embrase
                                                                   dans ton visage
Clair
Et le souffle immédiat
Sous le désordre de mes gestes
Rencontre les ombres de tes yeux
Qui jouent avec mes cheveux et luisent sur ma peau
Et dessinent l'arôme de ton plaisir autour des frissons
Frissons qui coulent sur mon coeur et relient par des cordages
Tes doigts et mes visages d'amour dans le port d'une île

Le fantôme de tes paroles

Les déformations des murs, du sol et du plafond
Creusées aussi bien que le lit par ta présence

Les colorations des toitures grises

A la fenêtre

Partout j'ai le devoir de t'aimer

Toi, "ce n'est pas toi", "je le [sais] bien".


Inspiré de Paul Eluard et pour la fin, du poème de Desnos, qu'il me semble avoir déjà publié dans le blog.
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Publié dans Poèmes

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S
<br /> De droits et de devoirs... belle oscultation de ce que ces ombres sont à l'amour...<br /> Comme à revendiquer le besoin de "m’introduire dans ton histoire".<br /> <br /> Je ne sais pourquoi, l'écho de Mallarmé :<br /> " Nous promenions notre visage<br /> (Nous fûmes deux, je le maintiens)"<br /> <br /> <br />
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