...

Je parcourais la ville de nuit, très tard ; j'aimais frôler au passage ces silhouettes imperceptiblement trop rapides ou trop lentes, que le jour pour un moment mécanise et que la nuit avancée, comme une fin de course impitoyable, égrène au long des rues dans leur nudité tragique de grand fauve ou de bête boiteuse.
Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes

Au jour le jour

Le travail fait que j'ai moins le temps de publier, mais j'ai plaisir à le faire, je vais donc continuer dès que possible.

La beauté chaque jour


Marcher la nuit dans les rues de la ville.
Marcher dans les chemins de campagne qui entourent la ville.
Il y a toujours quelque chose, quelque part, juste autour de la solitude, qui se laisse vivre avec soi.


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  • : Anonyme
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  • : Moi : "Confus et aphasique" ; le reste du temps, ce n'est plus moi.

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Mardi 24 novembre 2009

L'obligation d'échapper à sa présence
Appartenir à la nuit
Marcher
Dans le désert

Par Anonyme - Publié dans : Aujourd'hui
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Mardi 24 novembre 2009
"L'ascenseur"

Ecrivez une poésie ou un récit
sur le thème de "l'ascenseur"
sans utiliser ni employer les mots :
ascenseur, monter, escalier,
immeuble, cage, étage



Quinze jours d'hospitalisation avaient suffi. La balle avait traversé le corps sans toucher d'organes vitaux. Désormais, il était contraint de prendre un mois de repos : plus d'enquête. Ses clients le prendraient mal... Tout comme son compte en banque d'ailleurs.
Le chat noir patientait dans le couloir de l'hôpital, vêtu négligeamment d'une chemise qui cachait un bandage au niveau de l'épaule droite. Les portes métalliques s'ouvrirent enfin. Il entra, avec une légère appréhension que lui avaient toujours procuré les petits espaces. Tous les chats sont claustrophobes, c'est bien connu. Qui plus est, il se retrouvait seul à l'intérieur. Il tenta de garder son calme et appuya sur le bouton de la flèche du bas.
"Tout va bien se passer, tu n'as aucune raison d'avoir peur..." maugréa-t-il.
Il jeta néanmoins un coup d'oeil désespéré à l'interstice lumineux qui s'évanouissait dans un grincement inquiétant. Le temps paraissait interminable, et il ne put s'empêcher de pousser un miaulement effrayé à la légère secousse qui annonçait le début du voyage de retour sur terre.
"4...3...2..."
Pas la moindre musique ne venait troubler ce fracas silencieux des machines et des cordages métalliques. Seul son coeur battait à tout rompre, sous le poil hérissé de sa poitrine. L'angoisse le tenaillait, comme s'il descendait en enfer, comme si à tout moment, il pouvait être confronté à la mort.
"1..."
Il déglutit. Il ferma les yeux. Il eut un vertige. Il les rouvrit immédiatement, vacillant, nauséeux. Son épaule le déchirait, pliait sous le poids du néant fatal. Soudain, le son de la délivrance retentit, envahit ses oreilles qui se dressèrent naturellement. Lentement, un rayon vertical de lumière pénétra à l'intérieur, baigna de vie les parois inanimées et fit apparaître quelque reflets gris dans le pelage noir du chat qui reprenait doucement son calme. Il sortit vivement malgré tout, avec un léger toussotement pour masquer son trouble.
"Au lit maintenant ! "

Par Anonyme - Publié dans : Défis - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Mardi 24 novembre 2009



L'expérience de l'écriture montre tout différemment : le monde est autre.
Ou est-ce moi qui suis autre ?

Mais le monde est à nous.
Car nous cherchons enfin à le nommer.
Nous l'invoquons, en invoquant notre conscience.
Le monde est à nous, et nous sommes le monde.

L'expérience de l'écriture n'a pas de fin.
Comme un besoin qui en révèle un autre.
Par Anonyme - Publié dans : Pensées - Communauté : Les chroniques de la meute
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Mardi 24 novembre 2009


J'ai rêvé sans lui et son image qui va changer la forme du ciel dans quelques minutes.

Et puis j'aimerais que la violence aussi soit une image de toi.

Et le rêve d'une fenêtre ouverte sur un monde autre que le tien, et pourtant pareil au mien.

Il faudrait que j'apprenne à me rendre éternelle sans lui.

Par Anonyme - Publié dans : Aujourd'hui - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Lundi 23 novembre 2009

Le fond du verre
Gris de perle
Ronde nacre

Le bout d'une rue
Arrondie par les bruits
De la mare gisante

Le soleil qui tombe

La pluie

Le souvenir d'un avion la veille
Et du rayon de son passage

Mais aujourd'hui
Le sillage qui fondait les nuages dans le ciel
A fissuré l'écorce vivante, cassé le tronc
Et le monde sans fondations
Lâche insensiblement le toit
Des villes et se libère de son ordre

Chaos de couleurs

La tête pleine de bourrasques

Et tout s'entend
Tout se voit

Je suis nue aux yeux des autres

J'ai perdu le contrôle

J'ai perdu quelque chose

Le secret

Du mal
Par Anonyme - Publié dans : Aujourd'hui - Communauté : papierlibre
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